rapa nui

ahu tongariki, rapa nui, janvier 2007

en arrivant après cinq heures de vol au-dessus de l’océan sans apercevoir la moindre terre, j’ai eu droit au traditionnel collier de fleurs polynésien: l’île de pâques fait bien partie de la polynésie. d’ailleurs rapa nui, le nom autochtone de l’île (qui signifie “nombril du monde”), a été peuplé par des polynésiens venus des îles marquises environ 900 ans après jc (généralement on pensait que c’était autour de 300-400 après jc, mais les dernières recherches penchent pour une installation plus tardive).

vidéo rapa nui et ne manquez pas le vidéo…
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elle est la parcelle de terre habitable la plus isolée au monde: les terres les plus proches sont les côtes chiliennes à 3700 km à l’est, les îles polynésiennes de pitcairn à 2100 km à l’ouest (tahiti est à 4000 km à l’ouest de l’île de pâques). il peut apparaître incroyable que des hommes embarqués à bord de pirogues aient pu avoir assez de chance pour tomber sur cette petite île après des semaines de navigation; mais les polynésiens étaient des marins aguerris et savaient anticiper la présence d’une terre bien avant de la voir (par la présence de nuages, l’apparition d’oiseaux ou d’algues flottant à la surface de l’eau par exemple). cet isolement a permis de préserver ses traditions des influences extérieures durant des siècles, jusqu’à l’arrivée des européens.

l’île n’est pas grande: elle a une forme de triangle presque isocèle dont les côtés sont d’une vingtaine de kilomètres. à l’exception des trois anciens volcans qui la composent, elle est relativement plate. pour la visiter, j’ai d’abord loué une voiture pour une journée avec deux autres voyageurs rencontrés sur place, julie et glenn, puis un scooter. j’ai adoré me déplacer sur deux roues: je me sentais plus proche de l’île, davantage en contact avec elle et puis quel sentiment de liberté de rouler sans casque!

l’île est belle et sauvage, les falaises sont déchiquetées, percées de grottes, les cratères des volcans comblés par des lacs. les pascuans sont sympas et ouverts, ils se déplacent à moto ou à cheval, portent les cheveux longs et surfent comme des dieux. les chevaux courent librement dans les pâturages, tout comme les vaches, les chiens et même les poules. une île à dimension humaine où il fait bon vivre.

moaï, pukao, ahu et mana

évidemment, j’allais sur rapa nui pour découvrir ces fameuses statues, ces grandes statues de pierre que nous avons tous en tête à l’évocation de cet endroit énigmatique, les “moaï” (à prononcer mo-aille). les moaï représentaient les rois, les chefs et les guerriers décédés des 12 différents clans de l’île. chaque clan avait son propre territoire, son chef et ses propres “ahu”, plates-formes cérémonielles sur lesquelles étaient érigées les statues. les statues étaient placées sur la place du village, généralement sur le bord de mer. ces figures ancestrales étaient sensées préserver la “mana” (force de vie) de tous les anciens héros de la tribu. les moaï ne regardaient donc pas vers la mer, mais vers les villages qu’ils protégeaient.

il existe près de 900 moaï répartis sur l’île, d’une grandeur variant de 2 à 21 mètres de haut, de 10 à 270 tonnes (4 mètres et 12 tonnes en moyenne). la plus grande statue érigée mesure 10 mètres et ne pesait que 75 tonnes car elle était plus élancée que certaines autres, plus petites mais plus lourdes. leur état de conservation est variable: certaines sont en parfait état, d’autres sont cassées, abîmées ou érodées et beaucoup ne sont pas achevées. la majorité des statues gisent par terre, souvent face contre terre. on peut aussi voir un bon nombre de “pukao” abandonnés : il s’agit un cylindre de roche rouge (tuf) pesant jusqu’à 12 tonnes, indépendant de la statue et qui était déposé au sommet de la tête plate des moaï. le doute subsiste sur la signification exacte du pukao: coiffe de plumes d’oiseaux rouges ou chevelure teinte? ils étaient réservés aux moaï les plus riches et les plus grands, construits vers la fin de la période du culte des ancêtres, soit vers 1600.

toutes les statues proviennent d’un même lieu: le cratère du volcan ranu raraku d’un diamètre d’environ 600 mètres, qui est donc une énorme carrière dans laquelle tous les moaï ont été sculptés. on en retrouve près de 400 qui jonchent l’intérieur et l’extérieur de volcan, à diverses étapes de fabrication, certaines statues n’étant pas encore nées, juste ébauchées dans la roche; certaines ont été érigées dans le cratère, d’autres sont achevées et reposent sur les flancs du volcan. on assiste ainsi à la naissance des statues, les voyant émerger de la roche, c’est fascinant. mais c’est aussi effrayant: l’impression troublante que j’ai ressentie en entrant dans la carrière venait du fait que j’avais le sentiment qu’ils étaient devenus fous à vouloir en faire tant et tant et tant. et puis aussi ce sentiment qu’un drame s’était joué là, les forçant à brusquement tout laisser en plan. c’était très émouvant, j’en ai eu des frissons.

les habitants, les rapanuis, croyaient que le clan possédant les plus gros et le plus grand nombre de moaï aurait ainsi le plus de mana et dominerait ainsi les autres clans. durant longtemps, les clans rivalisaient pacifiquement entre eux pour ériger les plus belles plates-formes et les plus belles statues, mais cette concurrence a fini par prendre la forme d’un combat acharné.

personne ne sait exactement ce qui est arrivé ni quand exactement, mais l’histoire la plus plausible est que la compétition entre les 12 clans fut relativement paisible aussi longtemps que le bois nécessaire au transport et à l’érection des moaï fut abondant. lorsque la construction des plus gros moaï devint de plus en plus difficile en raison du manque de bois d’oeuvre, la manière la plus facile pour un village de conserver sa supériorité a été de dérober la mana du voisin en renversant ses statues tout en protégeant les siennes.

fin intermédiaire…

je sais que c’est un long texte, alors ceux qui sont fatigués de lire peuvent s’arrêter ici, mais les curieux, les affamés de savoir trouveront encore de nombreuses explications leur permettant de mieux appréhender cette île énigmatique.

toutes les statues debout à l’heure actuelle ne le sont que parce qu’elles ont été relevées récemment. elles étaient toutes couchées sur le sol, généralement le visage contre terre, certaines avec le cou brisé. bien sûr elles ont été détériorées par leur relative fragilité et par les rudes événements climatiques (notamment un tsunami en 1960), mais avant tout par les affrontements entre les clans qui débutèrent au 16e siècle.

l’île n’était pas divisée en 12 parts égales, mais chaque territoire possédait des ressources précieuses différentes (pierres de qualité pour sculpter les statues, cylindres de pierres rouges pour créer les couvre-chef des moaï, carrière où trouver la roche nécessaire à la fabrication des outils tranchants, plages pour mettre les embarcations à l’eau, meilleures terres agricoles, etc.). la coopération était donc nécessaire entre les territoires rivaux pour leur survie, mais aussi pour la construction et le transport des statues.

un des grands mystères de l’île était de comprendre comment ces statues avaient été construites, mais surtout transportées et érigées sans équipement, et surtout sans bois: toute l’île étant complètement déboisée, les seuls arbres qui y poussent actuellement ont été plantés il y a quelques dizaines d’années seulement. mais on a maintenant compris que cette île aux statues énigmatiques est aussi un parfait exemple d’un désastre écologique.

construction et transport

le processus de création des moaï est bien compris : la statue est taillée directement dans la roche du volcan, face vers le haut. il est ainsi lentement dégagé de la roche et reste attaché par son “dos”, qui progressivement creusé sur les côtés prend l’apparence d’une quille de navire. cette dernière est ensuite brisée et la statue glissée, avec sa quille, en bas de la colline puis relevée en position verticale : il ne reste alors plus qu’à peaufiner le dos du moaï, les derniers détails sont d’ailleurs terminés une fois la statue transportée jusqu’à son lieu définitif. les yeux, faits de corail blanc et de tuf rouge, étaient installés à la fin, lorsque la statue était érigée à son lieu final, peut-être lors d’une cérémonie particulière, et uniquement pour les statues importantes. ils donnent aux statues un regard fixe et pénétrant, presque hypnotisant.

quant au transport, on en est pas sûr, évidemment, et il existe plusieurs théories sujettes à débat entre spécialistes:
1) ils auraient pu être roulés couchés sur des billots ou des rails de bois (ça on est sûr qu’ils utilisaient beaucoup de bois, trop puisqu’ils ont déboisé presque tout…);
2) toujours roulés sur des billots, mais debout, attachés par des cordes (c’est que la tradition orale dit que les moais “marchaient” jusqu’à leur destination;
3) pour respecter cette tradition orale, un chercheur suppose que les statues auraient pu être munies d’un genre de béquille géante en forme de v à l’envers, les deux jambes du v servant justement de jambes au moaï: il aurait ensuite été gentiment balancé d’une “jambe” à l’autre, comme s’il marchait;
4) une autre utilisation du même grand v, toujours à l’envers, mais où la statue n’est pas debout mais couchée sur le ventre, protégée par un coussin de bambou et suspendue par des cordes au grand v: là encore, balancée tranquillement toujours vers l’avant, son ventre comme appui. et ce n’est peut-être pas du tout comme ça non plus…. on en sait rien! ce qui est certain, c’est que pour transporter et ériger ces statues, la population ne disposait ni de grues, de roues, ni de machines, ni d’outils métalliques, ni d’animaux de trait: uniquement la force musculaire humaine.

il semblerait aussi que les habitants ont, à un moment donné, pensé que les moaï iraient eux-mêmes à destination, en marchant tout seuls. ce serait la raison pour laquelle ils ne s’occupaient plus de les descendre de la carrière, ils les laissaient sur ses flancs, attendant qu’ils se déplacent tout seuls… ils attendent encore!

besoins énormes

évidemment, toute cette énergie dépensée à construire et déplacer les statues coûtait cher en terme de ressources: il fallait nourrir abondamment les travailleurs acharnés. pour une statue, on parle de 20 sculpteurs durant un mois, de 50 à 500 transporteurs durant 1-2 semaines et d’une équipe similaire d’ouvriers chargés de l’érection de la statue pour quelques jours également; sans compter les festivités et célébrations associées à l’installation du moaï. et puis la construction des plates-formes, faites de grandes quantités de pierres à transporter et assembler prenait également beaucoup d’énergie sachant qu’un ahu est environ vingt fois plus lourd que les statues qu’il porte. bref, il a fallu produire beaucoup de nourriture pour combler les besoins alimentaires de la population durant les 300 ans de construction intensive des statues.

et la construction des statues demandait également de grandes quantités de bois et de cordages provenant de l’écorce ligneuse des grands arbres. les études actuelles tendent à montrer que le déboisement commença dès l’arrivée des humains sur l’île et fut achevé entre le début du 15e siècle et le 17e siècle. rapa nui est un exemple extrême de destruction de la forêt: la totalité de la forêt a disparu et toutes les espèces d’arbres se sont éteintes. les conséquences pour les habitants furent immédiates: disparition de matières premières (bois, cordes, écorce : pour la construction des statues, mais aussi des bateaux), disparition des ressources alimentaires (disparition des fruits et des oiseaux) et diminution des récoltes (érosion des sols). le manque de bois signifiait également un manque de combustible pour cuisiner et se chauffer durant les nuits d’hiver où les températures descendent jusqu’à 10 degrés. il n’était plus possible de faire la crémation des corps comme auparavant, on passa donc à la momification et l’ensevelissement des os. sans pirogue, les ressources alimentaires diminuent (poissons, marsouins), seuls demeuraient les rats. la déforestation entraîna aussi l’érosion du sol par la pluie et les vents, ce qui fut nuisible à l’agriculture. bref, toutes ces conséquences résultèrent en une famine et une chute démographique dramatique qui fit même sombrer la population dans le cannibalisme, pour des questions de survie.

les parallèles que l’on peut établir entre pâques et l’ensemble du monde moderne sont d’une dramatique évidence. en raison de la mondialisation, du commerce international, des vols internationaux et d’internet, tous les pays du monde partagent aujourd’hui des ressources et interagissent, tout comme le faisait la douzaine de clans de l’île de pâques. l’île polynésienne était tout aussi isolée dans l’océan pacifique que la terre l’est aujourd’hui dans l’espace. lorsque les pascuans étaient dans une situation critique, ils n’avaient nulle part où aller, ni personne vers qui se tourner pour obtenir de l’aide, tels nous autres, terriens contemporains qui n’auront non plus nul recours extérieur si nos problèmes s’aggravent. voilà pourquoi l’effondrement de la société de l’île de pâques est comme une métaphore, un scénario du pire, une vision de ce qui nous guette peut-être.
jared diamond. “effondrement: comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie”, 2005.

coup de grâce

cependant, les données historiques nous apprennent que ce n’est pas la déforestation qui a porté le coup de grâce à la civilisation de l’île de pâques et qui a entraîné la quasi disparition de sa population. les premiers contacts avec les blancs avaient déjà commencé à décimer la population en raison des maladies apportées. mais le coup de grâce a été donné en 1863 par des blancs (péruviens) venus s’emparer d’une grande partie de la population locale pour en faire des esclaves. sur les 5000 habitants qui vivaient alors sur l’île, il n’en demeure que la moitié (avant les européens, on estime qu’ils étaient près de 15000). la faible population restée sur l’île se trouva complètement dépourvue de son organisation sociale, de sa culture et de ses connaissances. ses dirigeants, son élite intellectuelle, ses grands prêtres et les personnes chargées de transmettre la tradition ayant eux aussi été expatriés et réduits à l’esclavage pour travailler dans les mines. par la suite, les maladies apportées par les quelques esclaves renvoyés sur l’île ont achevé le désastre : la population s’est trouvée réduite à une centaine d’habitants.

puis le chili est devenu propriétaire de l’île en 1888 et s’est empressé de louer l’utilisation de ses terres à une compagnie écossaise d’élevage de moutons. les habitants ont été confinés dans leur village et obligés de travailler pour la compagnie jusqu’à la fin du contrat, en 1952. ils ne recevaient pas d’argent, mais pouvaient s’approvisionner dans les magasins de la compagnie. les moutons, chèvres et chevaux paissant dans les prés causèrent une grande érosion du sol et éliminèrent ce qu’il restait de la végétation indigène. ce n’est qu’en 1966 que les pascuans devinrent finalement chiliens et reçurent un passeport et le droit de vote.

en créant leurs statues, les rapanuis cherchaient à consolider leur pouvoir sur les autres clans, mais ça leur a aussi pris toutes leurs ressources humaines et naturelles, et en conjonction avec différents autres facteurs (utilisation de tout le bois, surpopulation, guerres fratricides, sécheresse de longue durée, prise en esclavage par les péruviens, maladies contractées lors des rencontres avec les européens, etc.), ils sont passés proches de l’extinction.

aujourd’hui les pascuans sont fiers de leur culture et essaient de la faire revivre en entretenant la tradition orale. la communauté rapanui veille précieusement sur les traces de son histoire et constitue même un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

le culte de l’homme-oiseau

pour ma dernière journée sur l’île, j’ai à nouveau loué un scooter et suis montée au sommet du superbe volcan rano kau qui est très proche de la ville: on y trouve l’ancien village cérémonial d’orongo dédié au culte de l’homme-oiseau et de la compétition du tangata-manu. suite à la grave crise économique liée à la déforestation et à la surpopulation, le culte des ancêtres représenté par les moaï a été remplacé à partir du 16e siècle par le culte du dieu make-make, étroitement lié à la fertilité, au printemps et à l’arrivée des oiseaux migrateurs marins. au printemps, durant la cérémonie annuelle du tangata-manu, les représentants de chaque clan concourraient pour obtenir le premier oeuf du manutara, une petite sterne noire. ils descendaient la falaise abrupte, nageaient 1.5 km dans un océan infesté de requins pour se rendre jusqu’au petit îlot motu nui situé en face du village d’orongo et attendaient l’arrivée des oiseaux, jusqu’à ce que l’un d’entre eux trouve un oeuf. il le rapportait alors intact au village où il était consacré tangata-manu ou homme-oiseau. il était ensuite considéré comme sacré et vivait en réclusion. cette cérémonie s’est déroulée pour la dernière fois en 1867. il demeure les vestiges du petit village cérémoniel à utilisation purement saisonnière, ainsi que de nombreux pétroglyphes (gravures sur roches) qui témoignent de l’intense activité rituelle. la plupart des activités sociales se réalisaient à l’extérieur des maisons, sur les petites terrasses qui dominent l’océan: des groupes des 12 différentes tribus chantaient et dansaient durant plusieurs semaines, durant la compétition du tangata-manu. ce village a été entièrement restauré en 1974-1976

bref, énormément de choses à dire, mille autres choses non dites, des tas de suppositions aussi, peu de preuves, que des faits étudiés, analysés, interprétés. passionnant. et je n’ai même pas dit un seul mot de l’écriture rongo-rongo encore non déchiffrée et inscrite sur 25 tablettes de bois… ni que je suis allée dans la seule salle de cinéma de l’île, voir le seul film présenté : “rapa nui”, produite par kevin costner. même si le film est historiquement discutable à force d’être condensé, il permet de se situer un peu mieux dans ces concepts de clans, chefs, mana, homme-oiseaux. nous étions une vingtaine dans un salon d’hôtel, à écouter religieusement la version anglaise sous-titrée en français de cette reconstitution historique à l’eau de rose. j’aurais aussi pu vous parler du “roi de l’île”, rencontré dans un bar, mais ce sera pour une autre fois.

voilà mam’s, j’espère que ta curiosité pour cette île aura été satisfaite, ainsi que celle de tes chers voisins wahl que je salue au passage!

< hasta luego, argentina

deux semaines de vacances >

5 commentaires

  1. haikuboxer, le 5 février 2007 à 3:54 pm

    Breathless. That’s an amazing chronicle, thanks! Easter Island - such a sad metaphore for the ridiculous things we are capable of doing.

  2. Johanne, le 6 février 2007 à 11:31 am

    Wow Nicole! Quel beau texte! J’ai évidemment adoré ta métaphore avec l’écologie…
    Merci.

  3. Florence, le 6 février 2007 à 11:36 am

    Wow!! Je suis un peu à court d’éloges, alors…
    Je vais dire que c’est fantastique! (Même si ce terme me semble faible.)
    Un 15 minutes passé à rêver de cette île et de ses habitants. Merci pour la réflexion que tu nous permet de faire, c’est génial!!

  4. Mam's, le 10 février 2007 à 9:48 pm

    Bravo Nicou,

    Merveilleux commentaire et superbes photos qui me permettent de rêver et partager avec toi l’émotion ressentie fortement au contact de cette Ile qui m’a fait rêver depuis mon enfance, c’est-à-dire depuis fort longtemps! Merci mille fois et bon vent pour la suite. Tendrement.

    Mam’s

  5. olivier b, le 12 février 2007 à 4:02 pm

    Helo Nicole,

    Toujours en jeux pour la “course autour du monde”. Quel plaisir de découvrir ces parties du monde qui nous paraissent si lointaines et presque inaccessibles…pour nous, alors que toi, en quelques clichés et trois mots, tu nous les rend si réels. Et les photos…aaaaahhhhh quelle beauté.
    J’attends Tahiti avec impatience!
    Olivier